Nike et les Jeux Olympiques, une passion pour la victoire

Référence du milieu sportif, Nike ne s’est jamais contentée de simplement vendre ses produits. Connue de tous, et adoptée par tous, la marque vit une grande et fructueuse histoire d’amour avec l’univers des Jeux Olympiques. Une histoire marketing, mais pas seulement.

Pour dire qui je suis, je commencerai simplement par parler de mes parents, car il faut bien un début à chaque histoire. On peut dire que je suis née dans une union plutôt progressiste, j’ai deux papas, Philip Knight et Bill Bowerman. J’ai vu le jour à l’aube des années 70, en 1971 pour être exacte, et sans me vanter, je me suis rapidement inscrite comme une référence dans le milieu.

Je suis sur le marché depuis presque 50 ans, et c’est drôle de voir comme mon nom change en fonction des pays, parfois, on m’appelle «Naike», parfois, c’est «Naiikie». Mais au moins, on connaît mon nom, et c’est une belle victoire. La victoire d’ailleurs, je la connais bien, c’est d’elle que me vient mon nom. La divinité de la victoire, Niké qui déploie ses ailes, connue pour se déplacer à grande vitesse.

Moi et mes papas, nous avons très vite compris que si nous voulions nous imposer, si nous voulions être générateurs de progrès et surtout de performance, c’était avec les athlètes qu’il fallait s’associer. Un baron français avait ré instauré les Jeux olympiques, un lieu où se rencontre les plus grands performeurs mondiaux, le choix était fait, si les héros de demain y étaient, nous aussi.

J’ai fait mes premiers pas dans le sponsoring en 1972. C’était aussi l’occasion de faire mes premières dents, enfin mes premières chaussures, avec la Cortez, mon tout premier modèle. C’est mon papa Bill qui a exprimé tout son savoir-faire pour la créer. Et notre petit champion était Steve Prefontaine, un garçon très humble et plutôt rigolo, surtout avec sa petite moustache. L’Américain a réussi à s’imposer sur 5 000 mètres aux JO de Munich. Huit ans plus tard, c’est le film Forest Gump qui rendra notre basquet célèbre.

Steve Prefontaine, le premier athlète sponsorisé par Nike.

Mais nous ne nous sommes pas arrêtés à l’athlétisme, nous sommes Américains, et ce que notre pays aime, c’est le basketball. En 1973, la NBA, c’est la promesse d’un avenir brillant, bien que le terrain soit déjà occupé par un adversaire bien coriace, Converse et sa All-Star. On a tout misé sur la Blazer, une chaussure de cuir souple avec un design sobre, mais où l’on distingue directement notre Swoosh blanc. Notre but ? Tout simplement nous montrer, véhiculer au mieux l’image de la marque. Et c’est George Gervin, the iceman, le joueur des San Antonio Spurs qui va jouer un des rôles les plus important. Il sera même le porte-étendard de notre chaussure jusqu’au début des années 80.

George Gervin contre les Golden State a San Antonio

Et en 1984, c’est le coup de maître, des Youtubeurs d’aujourd’hui en font même la star de leurs vidéos, nous avons fait la Jordan. Empreinte du célèbre Michael Jordan, cette coopération a été bien plus que fructueuse. En seulement une année, nous avons récolté plus de 130 millions de dollars.

Les hommes athlètes, c’était la clé du succès. Mais les hommes, toujours les hommes, on en avait assez. Le sport, le succès, ce n’est pas qu’une affaire de mâle, alors on s’est intéressé aux femmes athlètes. Je pense qu’on a bien fait, puisque l’une de nos égéries est Serena Williams, un nom et une femme qui marque encore l’histoire du sport.

Serena Williams, égérie de Nike dans sa campagne de 2010.

Depuis 1972, nous avons toujours été présents aux JO. Pas une année, pas une seule fois, nous n’avons pas été au premier rang. Et c’est grâce à cet acharnement que nous avons pu devenir en 2012, la marque la plus associée aux JO. Une très belle victoire, et aussi un petit coup d’ego de savoir que l’on nous retenait bien mieux que Coca-cola ou bien Mc Donalds.

Nous sommes devenus une sorte de symbole, nous sommes la marque du possible, de la victoire, comme quoi, mon nom était bien choisi. Pour être victorieux, il faut se battre, et des champs de bataille, il y en a beaucoup croyez-moi. Nous avons eu la joie d’accueillir Chris Mosier, le premier athlète homme trans à rejoindre l’équipe américaine.

Nous voyons dans ces Jeux Olympiques l’envie d’aller toujours plus loin, plus fort, plus haut. Alors sponsoriser des athlètes, pour l’image, pour le combat, pour le capital, ou pour la tolérance, je n’en dirais qu’une chose :

Article – Clément Curcuru

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