Quand la mairie disait non aux Jeux Olympiques

crédit :LIONEL BONAVENTURE

13 septembre 2017, la nouvelle tombe. Paris est désigné pour accueillir les Jeux Olympiques en 2024, Los Angeles ceux de 2028. Anne Hidalgo, émue aux larmes scande avec ferveur et le sourire aux lèvres son bonheur d’avoir remporté cette victoire. Elle qui par ailleurs n’était pas pour un projet de Jeux olympiques..

Ceux qui suivent de près la carrière politique de l’actuelle maire de Paris, ont certainement soulevé un sourcil mi- dubitatif mi- surpris lors de l’annonce de la candidature, connaissant la position d’Anne Hidalgo sur la question des JO. Lors de sa campagne pour les élections municipales de Paris en 2014, il était inenvisageable pour elle d’organiser des Jeux. « Les Jeux, ça coûte cher, y compris la candidature en soi coûte cher, et les Jeux dispendieux, je crois que ce n’est pas du tout d’actualité ». Aujourd’hui, les premiers budgets prévisionnels pour 2024 atteignent des sommes faramineuses qui culminent à près de 6,6 milliards d’euros. Investir beaucoup d’argent dans les Jeux Olympiques semble revenir à la mode. Et pourtant le déficit de la mairie de Paris ne cesse d’augmenter depuis le début de son mandat, le montant de la dette est passé de 3,4 à 5,16 milliard d’euros.

 

La grande porte de la mairie du 4ème à peine poussée, les positions d’Hidalgo changent du tout au tout. Encore un peu frileuse à l’idée des Jeux, elle déclarait au micro de Bourdin en avril, soit un mois après son élection, être prête à faire partie de la construction des Jeux Olympiques, mais que tout reste à faire. Fraîchement élue, lorsque la question lui est posée de savoir si elle envisage une candidature, son discours se fait plus doux et mitigé que lors des élections. « Nous sommes les uns et les autres dans des contraintes financières et budgétaires qui ne me permettent pas de dire si je porte, ou non, cette candidature. » déclare-t-elle à New York lors d’une conférence de presse. Comme tenté par l’idée de pouvoir porter un tel projet, elle glisse tout doucement dans le sens du oui.

Crédit : ISA HARSIN/SIPA

Ultimatum en 2015, il faut choisir si Paris accueillera l’exposition universelle ou les Jeux Olympiques. Plutôt portée sur la première option, elle se retrouve obligée de l’avorter. En cause le manque de clarté d’une candidature qui n’avance pas. Pour ce qui est de la candidature des JO, le dossier est propre. En prenant exemple sur la candidature de Londres, la parole a été donnée aux sportifs aux profits des politiques un peu plus en retrait. Hidalgo tombe sous le charme et signe sans moucheter, devenant ainsi coprésidente de ladite candidature.

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